L’Ambassade de France occupait depuis 1964, date d’établissement des relations diplomatiques avec la Chine une villa dans le quartier diplomatique de Sanlitun. Cette implantation est vite devenue inadaptée aux besoins.
Les effectifs déployés par l’État à Pékin ont suivi l’essort impressionnant qu’ a connu la Chine depuis la fin des années 80. Sur la plan immobilier cette augmentation des effectifs s’est traduite par la multiplication des surfaces prises à bail dans des immeubles de bureaux. A la fin des années 2000, les différents services de l’État présents à Pékin étaient disséminés sur 7 sites. Le regroupement de ces services sur un seul site devenait aussi impératif qu’incontournable.
Ce projet de regroupement a franchi une étape décisive, lors de la conclusion d’un accord franco-chinois attribuant à la France un terrain de 20 000 m² pour la construction de sa nouvelle ambassade.
Ce projet de nouvelle ambassade a été conçu par une équipe pluridisciplinaire franco-chinoise qui s’est regroupée autour du cabinet SAREA Alain Sarfati architecture. Cette équipe était notamment constituée, du bureau d’études techniques français Séchaud&Bossuyt et de l’institut de design de la ville de Pékin – BIAD.
La réalisation des travaux a été confiée par appel d’offre en novembre 2008 à l’entreprise pékinoise Beijing Construction and Engineering Group (BCEG).
Le concepteur de ce projet, Alain Sarfati, a voulu selon ses propres termes « Aller au-delà de la complexité fonctionnelle pour se réancrer dans la culture et le symbolique. Faire de l’architecture un lien, un symbole ». L’architecte a ainsi multiplié les références au patrimoine matériel et culturel français et chinois, ce qui a conduit à un projet combinant ingénieusement « Feng Shui et Haute Couture ».
Le concept architectural fondateur de cette ambassade a été formalisé par l’architecte : « Sur un socle régulier et massif en béton se développe légèrement un voile d’aluminium de verre et d’acier. Un côté brut géométrique, l’autre ondulant vibre sous le soleil. La modernité du projet est dans cette tension. »
Ces études ont permis la construction d’un nouvel immeuble situé dans le quartier diplomatique de Liangmahe, à proximité des nouvelles ambassades des États-Unis, du Japon, d’Inde et qui accueille la Résidence de France et des pour près de 300 agents.
Un effort a également été fait afin d’améliorer le profil énergétique du bâtiment pendant la conception. Cet effort a tout d’abord porté sur la protection solaire des vitrages ce qui permet de limiter les consommations d’énergie liées à la climatisation. Les dispositifs de protections tels que les brise soleil en aluminium des façades ouest et sud s’intègrent parfaitement au concept architectural de base. Techniquement, le bâtiment est doté d’un système permettant d’établir en temps réel un diagnostic de ses consommations énergétiques.
Cette opération immobilière est également le résultat de la politique de rationalisation et de modernisation immobilière conduite par le Département ces dernières années. En effet, une part très importante du coût de cette construction a été supportée par le produit des cessions immobilières effectuées par le Département. L’impact de cet investissement sur les crédits budgétaires du Département est resté faible. Enfin, en quittant des sites pris à bail, cet investissement permet de mieux contrôler le coût de nos implantations immobilières et d’échapper à l’inexorable et exponentielle augmentation des loyers que connaît la ville de Pékin.
Quittant la petite villa qu’elle occupait depuis 1964, l’ouverture de la nouvelle ambassade de France en Chine marque un évènement majeur dans l’histoire des relations entre ces deux pays.
Comme l’a dit le Président de la République lorsqu’il est venu l’inaugurer en mars 2011 : « l’histoire de cette ambassade épouse celle des relations franco-chinoises, elle est le signe d’une amitié sans pareille dans le monde »./.



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